C) la lutte anti-mafia

La lutte antimafia remonte à 1962, date à laquelle est réunie la première commission parlementaire antimafia dont le rapport ouvre la voie aux parlementaires. Au terme de bien des années de pratiques, un précieux dispositif législatif a pu être élaboré nonobstant la violence mafieuse qui s’est abattu sur les élites dirigeantes de la République italienne. En 1982, le chef de la mafia sicilienne responsable de l’assassinat du député et secrétaire régional du Parti communiste italien en Pio La Torre et du général et préfet de Palerme Carlo Alberto Dalla Chiesa commet une erreur stratégique de taille. Le 3 septembre 1982, les députés promulguent une loi sur le délit d’association mafieuse , la saisie et la confiscation des biens mafieux et instituent un haut commissariat à la lutte antimafia. Aujourd’hui, grâce à certaines lois, au moins 3 000 mafieux sont ainsi sortis du monde du crime. Prenant conscience de l’ampleur de la menace, la mafia sicilienne a alors décidé de recourir au stade ultime de la violence programmée, le terrorisme, perpétrant de 1992 à 1993 quelque six attentats meurtriers.

 

La DDA « (Direczione Distrettuale antimafia) : direction régionale antimafia, placée sous la tutelle de la DNA , direction National Antimafia » est évoquée a plusieurs fois dans le livre Gomorra, c’est un groupement national de la police, des carabiniers, de procureurs et de juges pour lutter contre la mafia. Elle utilise tres souvent les écoutes téléphonique pour remonter jusqu’aux membres pour tenter de démanteler le réseau. Elle utilise aussi parfois les témoignages de repenti.
Un repenti est une personne qui aide la justice a combattre la mafia grâce a son expérience d’ex-mafiosi, cela permet a la personne de subir une condamnation moins lourde en échange de sa collaboration. Le plus célébre est Tommaso Buscetta. Il était le témoin clef lors du maxi-proces de Palerme avec les juges Falcone et Borsellino. Il a alors dénoncé l’organisation de la Cosa Nostra. En échange, il a pu changer d’identité et faire de la chirurgie esthétique.



Le proces de Palerme

 


Alors que la guerre de la mafia s'intensifie en Sicile au début des années 1980, le gouvernement italien y envoie Carlo Alberto Dalla Chiesa, alors général des Carabiniers, afin de mettre fin à la violence. Celui-ci et sa femme sont assassinés dans un guet-apens le 3 septembre 1982. Les soupçons sont portés vers le puissant clan Corleondesi, alors dirigé par « Toto » Riina. L'État se dote d'une loi anti-mafia et met sur pied un Haut-Commissariat dans le but de coordonner ses actions contre le crime organisé. Après avoir perdu plusieurs alliés durant la guerre de la mafia, le mafioso Tommaso Buscetta se retrouve isolé et cherche à se délier du milieu. Il devient un témoin-clé du Maxi-procès (10 février 1986-16 décembre 1987) en brisant la loi du silence (Omerta) et en divulguant les mécanismes internes de l'organisation criminelle. Grâce à ces informations, l'équipe du juge Giovanni Falcone réussit à envoyer en prison un grand nombre d'accusés. Toutefois, des dispositions apportées ultérieurement au Code pénal permettront à plusieurs d'entre eux de voir leur sentence annulée. Parallèlement à cela, la question de la violence persiste. Riina encourage ses hommes à intimider les repentis et commande l'élimination de policiers et de magistrats susceptibles de nuire à la mafia. C'est ainsi que les juges Falcone et Borsellino seront assassinés tout à tour en 1992.

   

L'assassinat du juge Falconne.




 

L'assassinat du juge Borsellino.



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